↑ Revenir à Accueil

Leçon inaugurale 2017 2018

LA CONTRIBUTION DE L’EGLISE CATHOLIQUE A LA FORMATION DE L’ELITES AFRICAINE : CAS DE LA CÔTE  D’IVOIRE.

INTRODUCTION

Dans son encyclique Evangelii Praecones de 1951, le Pape Pie XII accorde une grande importance à l’éducation, invitant les chefs de missions à développer écoles primaires et collèges catholiques pour instruire la jeunesse et la préparer à son rôle de guide de demain ». Dans celle parue en 1957, Fidéi donum, le même pontife revient avec insistance sur « la formation d’une élite chrétienne, dans la perspective des indépendances toutes proches ». C’est dire à quel point l’Eglise et ses mandants les missionnaires, restent attachés à la question de l’éducation comme instrument d’éveil des consciences et de promotion sociale d’une catégorie de gens, à l’époque les « évolués », appelés à être les guides des moins évolués, aujourd’hui l’élite, au sens de personnes considérées comme les meilleures d’un groupe, le gratin ou la fine fleur qui, par leurs aptitudes intellectuelles et leurs mérites personnels se sont hissés au haut rang de la société.

N’était-ce pas le rêve fou ou si vous voulez le pari que la Mission catholique voulait à coup sûr réaliser ? Pionnière dans le domaine de création d’écoles ou d’établissements de tous les niveaux – du primaire au supérieur -, l’Eglise catholique a mis un point d’honneur sur la formation intellectuelle, civique, morale et religieuse des premières générations d’Ivoiriens scolarisés. Comment s’y est-elle prise ? De quels moyens disposait-elle pour assurer cette formation ? Quelle est à ce jour, ou du moins pour la période considérée sa participation à la formation de l’élite ivoirienne ?

C’est à questions que cet exposé tentera de répondre en commençant par présenter d’abord les structures et les organes de formation de l’élite ; ensuite la formation elle-même à partir de l’analyse des programmes d’études et des enseignements dispensés ; enfin les profils d’élites qui s’en dégagent… télécharger la suite ici